Lucas Carton : l’institution de la place de la Madeleine renaît avec Cyril Lignac, entre décor Art nouveau, grands classiques français et nouvelle envie de convivialité.
Face à la Madeleine, Lucas Carton vient d’écrire un nouveau chapitre de son histoire. Rouverte le 28 septembre 2026 après plusieurs mois de transformation, l’adresse mythique confie désormais ses cuisines à Cyril Lignac, avec une ambition claire : faire revivre une grande maison parisienne sans la transformer en musée.
Le pari est séduisant : conserver l’âme d’un lieu qui fut l’un des hauts lieux de la gastronomie française tout en lui redonnant une cuisine vivante, généreuse et immédiatement désirable. Une renaissance orchestrée par Lapérouse Holding, qui entend réveiller les grandes adresses parisiennes endormies.

Une maison chargée d’histoire
L’histoire de Lucas Carton remonte au XIXe siècle. En 1860, l’établissement est baptisé « La Taverne de France » avant de devenir « Lucas » en 1880. C’est alors que sont commandées à Louis Majorelle les célèbres boiseries sculptées qui constituent encore aujourd’hui l’un des trésors du restaurant, classé Monument Historique. Le nom Lucas Carton apparaît dans les années 1920, lorsque Monsieur Carton reprend la maison.
En 1933, Lucas Carton devient le premier restaurant de l’histoire à décrocher trois étoiles Michelin. Puis Alain Senderens y écrit pendant près de quatre décennies une page majeure de la gastronomie française. Après plusieurs années plus discrètes, la maison avait besoin d’un nouveau souffle.
Aujourd’hui, c’est donc Cyril Lignac qui prend le relais. Et l’histoire a quelque chose de savoureux : le chef avait envoyé son CV au Lucas Carton il y a 25 ans, sans réponse à l’époque.

Les grands classiques français selon Cyril Lignac
Pas question pour le chef de faire table rase du passé. Sa cuisine s’inscrit dans le grand répertoire français et bourgeois, avec cette générosité qui constitue sa signature. Les classiques sont simplement remis au goût du jour, avec davantage de légèreté et de créativité.
La carte donne immédiatement envie : Tarte croustillante aux champignons de Paris, Foie gras de canard maison, artichaut, noisette et brioche dorée, Langoustines flambées au cédrat corse, Tourte feuilletée de bœuf au foie gras ou encore Volaille, sauce suprême aux morilles.
La cuisine de partage s’exprime aussi autour de belles pièces et de plats généreux. La carte actuellement comprend notamment une Sole meunière, un burger, un Paleron de bœuf Angus confit à l’ail noir, un Ris de veau croustillant aux câpres et piquillos, un Châteaubriand ou encore une Côte de bœuf Noire de Baltique d’un kilo à partager.
Et parce qu’un repas signé Cyril Lignac ne saurait faire l’impasse sur le sucré, les desserts jouent eux aussi la carte du réconfort : Soufflé Grand Marnier flambé, Mille-feuille vanille et praliné noix de pécan, Pavlova framboise-mangue ou Mousse au chocolat Grand Cru et praliné noisette à partager.

Un décor Art nouveau magnifiquement réveillé
Pour cette renaissance, le décor a été confié à Lázaro Rosa-Violán, avec une volonté : restaurer sans figer. Les boiseries de Majorelle, les banquettes et chaises historiques, les appliques en bronze et cuivre et les détails sculptés ont été préservés et restaurés.
À ce patrimoine s’ajoutent des pièces d’antiquaire, des œuvres d’art, des tissus sur mesure et une dominante bordeaux qui donne à l’ensemble une atmosphère théâtrale, chaleureuse et intimiste. Le résultat est moins une reconstitution qu’un dialogue entre les époques.
Et le lieu se découvre désormais sur deux niveaux, pour 186 couverts. Au rez-de-chaussée, les 84 couverts de la grande salle historique permettent de dîner sous les célèbres boiseries. À l’étage, quatre salons offrent des atmosphères plus confidentielles, du Salon Arcade avec vue sur la Madeleine à l’intimiste Salon Belle Époque pour seulement 8 convives, comme une salle à manger privée.

Lucas Carton, une adresse à retrouver
Ce nouveau Lucas Carton ne cherche donc pas à reproduire la table mythique d’hier. Il choisit plutôt de faire vivre son patrimoine,autour d’une cuisine française bourgeoise, généreuse et festive.
Une adresse pour retrouver le plaisir des grands classiques dans un décor exceptionnel, mais aussi pour vivre une nouvelle histoire. Et cette fois, elle commence avec Cyril Lignac.
Lucas Carton
9 place de la Madeleine, Paris VIII
- du lundi au vendredi, pour le déjeuner
- tous les jours de la semaine, pour le dîner