À seulement 27 ans, Coline Doussin s’impose comme l’un des visages les plus prometteurs de la pâtisserie française. Récompensée par le Prix Passion Dessert du Guide Michelin 2026, la cheffe pâtissière du Saint James Paris incarne une nouvelle génération de talents, à la fois engagés, précis et résolument contemporains.
Attribué depuis 2019, le Prix Passion Dessert du Guide Michelin distingue les pâtissiers dont les créations sucrées rivalisent avec les plus grandes assiettes salées en termes d’exigence, de créativité et d’émotion. En 2026, c’est Coline Doussin qui décroche cette reconnaissance, consacrant un travail déjà salué par les professionnels.
Arrivée au Saint James Paris en mars 2024, la jeune cheffe n’aura mis que quelques mois à imposer sa signature. Une ascension rapide, mais loin d’être le fruit du hasard.
Une vocation née très tôt
Originaire de Lambesc, près d’Aix-en-Provence, Coline Doussin découvre la pâtisserie à 15 ans, lors d’un stage décisif. Une révélation qui la pousse à intégrer l’école Ferrandi Paris, véritable institution dans la formation des chefs.
Elle y acquiert les bases d’une pâtisserie technique et exigeante, qu’elle perfectionne ensuite dans des maisons prestigieuses. Parmi elles : le Park Hyatt Paris Vendôme (*), la Maison Pic (***) ou encore le restaurant Ed.Em (*). Autant d’expériences qui forgent son identité culinaire.
Coline Doussin, une trajectoire marquée par les grandes maisons
Avant de rejoindre le Saint James Paris, Coline Doussin affine son style dans plusieurs établissements de renom, notamment au Cheval Blanc Paris. Elle devient ensuite cheffe pâtissière à l’Auberge Nicolas Flamel, aux côtés du chef Grégory Garimbay.
Une rencontre déterminante, puisqu’elle suivra ce dernier au restaurant gastronomique Bellefeuille, au cœur du Saint James Paris, où elle officie aujourd’hui.

Une pâtisserie contemporaine, engagée et sensorielle
Ce qui distingue immédiatement le travail de Coline Doussin, c’est sa vision de la pâtisserie. Loin des excès de sucre, elle privilégie une approche plus naturelle, mettant en avant le goût intrinsèque des produits.
Fruits de saison, herbes, épices, poivres… la cheffe explore des associations aromatiques audacieuses, tout en conservant une grande lisibilité dans ses desserts. Une pâtisserie précise, presque chirurgicale, mais toujours guidée par l’émotion.
Son credo : révéler sans masquer.
Au restaurant Bellefeuille, Coline Doussin excelle dans l’art du dessert à l’assiette. Chaque création est pensée comme une extension du repas, en parfaite cohérence avec la cuisine du chef.

Parmi ses signatures, son dessert autour de la poire illustre parfaitement son univers. La poire comice y est travaillée sous différentes textures et associée au cascara, apportant une légère amertume. Une brioche façon pain perdu et un sorbet poire viennent compléter l’ensemble, créant un équilibre subtil entre douceur, fraîcheur et complexité aromatique. Un dessert construit, lisible et profondément gourmand.
En cuisine comme en pâtisserie, l’harmonie est essentielle. La collaboration entre Coline Doussin et le chef Grégory Garimbay en est la preuve.
Le chef ne tarit pas d’éloges à son sujet, saluant une cheffe « exigeante, travailleuse, d’une intelligence rare », qu’il considère comme la continuité naturelle de sa cuisine.
Une complicité qui se ressent dans chaque assiette.
Coline Doussin, l’étoile montante à suivre de près
Avec cette distinction du Guide Michelin, Coline Doussin confirme son statut de talent incontournable de la scène pâtissière française. À la croisée de la technique, de la sensibilité et de l’innovation, elle incarne une nouvelle génération de chefs pour qui le dessert n’est plus une finalité, mais une expérience à part entière.
Si elle est encore très jeune, une chose est sûre : son nom risque de s’inscrire durablement dans le paysage gastronomique.
Visuel de couverture © Yann Deret
