Bertrand Noeureuil est le nouveau chef de L’Orangerie

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Après avoir construit sa signature auprès de grands chefs puis affirmé sa propre identité à Bordeaux, Bertrand Noeureuil ouvre un nouveau chapitre de son parcours parisien. Nommé chef de L’Orangerie du Four Seasons Hotel George V, il prend également la direction culinaire du Bar, de La Galerie et du Room Service. Sacré « Talent de l’année 2026 » par La Liste, il arrive avec une vision singulière de la gastronomie, où la nature n’est pas simplement une source d’inspiration mais un véritable partenaire de création.

Né à Toulouse, Bertrand Noeureuil grandit entre ville et campagne. Les souvenirs de la ferme familiale de ses grands-parents maternels nourrissent très tôt son rapport au vivant, à la terre et aux saisons. Pourtant, la cuisine n’est pas son premier choix. Il se passionne d’abord pour le design et la décoration d’intérieur, attiré par les matières, les compositions et les équilibres.

Cette première sensibilité ne disparaîtra pas lorsqu’il entre en cuisine. Elle deviendra même l’un des fondements de son écriture culinaire : l’assiette comme un espace de composition, où chaque élément trouve sa place dans un ensemble plus vaste.

Son parcours le conduit ensuite dans plusieurs grandes maisons françaises. Auprès de Yannick Alléno, au Meurice puis au 1947 à Courchevel, il approfondit la précision du geste, la recherche et la concentration des saveurs. Avec Arnaud Donckele, à La Vague d’Or à Saint-Tropez puis lors de l’ouverture de Plénitude à Cheval Blanc Paris, il découvre une autre manière de raconter la cuisine, plus intuitive, foisonnante et émotionnelle.

De ces expériences, il conserve deux forces complémentaires : la rigueur et la précision d’un côté, l’instinct, la narration et l’émotion du goût de l’autre.

C’est à Bordeaux, à la tête de L’Observatoire du Gabriel, que Bertrand Noeureuil trouve véritablement sa voix.

Sa cuisine s’y construit autour du territoire aquitain, d’une relation étroite avec les producteurs et d’une observation attentive des saisons. En seulement dix-huit mois, elle est récompensée de deux étoiles Michelin.

Quelques marqueurs se dessinent alors avec netteté : des cuissons précises, une place importante accordée aux sauces, l’acidité comme fil conducteur et une recherche d’équilibre entre puissance aromatique et légèreté.

Canapés
Canapés © Laurent Fau – Studio des Fleurs

À L’Orangerie, Bertrand Noeureuil pousse plus loin cette relation au vivant. Il parle d’une « cuisine des correspondances », une écriture qui consiste moins à imposer une idée au produit qu’à observer ce qu’il raconte déjà.

La maturité d’un légume peut appeler une cuisson particulière, l’humidité d’une saison une certaine texture, le printemps des notes végétales, tandis que l’automne inspire des jus plus profonds. Chaque période de l’année possède ainsi son propre vocabulaire culinaire.

L’hiver appelle les cuissons lentes, les sauces crémeuses et les veloutés. Le printemps fait émerger les herbes et les préparations végétales. L’été privilégie la fraîcheur, le cru et le feu de bois. L’automne, lui, se nourrit de bouillons, de jus de rôti et de sauces plus complexes.

La saison devient alors bien davantage qu’un calendrier : elle devient une grammaire.

Betrand Noeureuil L'Orangerie
Langoustine © Laurent Fau – Studio des Fleurs

Sous la verrière imaginée par Pierre-Yves Rochon, L’Orangerie entretient un rapport particulier avec la lumière, la végétation et les saisons. Le lieu évolue naturellement au fil de l’année ; la cuisine de Bertrand Noeureuil entend prolonger cette transformation dans l’assiette.

Le restaurant proposera quatre menus par an, comme autant de chapitres d’une collection saisonnière. Chaque jour, les produits disponibles seront indiqués sur un feuillet manuscrit placé en ouverture du menu.

Une façon de conserver la liberté nécessaire pour cuisiner au plus près de ce que la nature offre réellement, plutôt que de suivre une carte figée.

Et surtout, les menus seront pensés autour des gestes culinaires : braiser, rôtir, griller, infuser, extraire. Le produit pourra évoluer, mais l’intention restera la même.

Sardines menu automne L'Orangerie
Sardine © Laurent Fau – Studio des Fleurs

À L’Orangerie, Bertrand Noeureuil propose deux parcours, en six et neuf temps.

Le menu en six temps cherche l’essentiel : une lecture resserrée de la saison. Le neuf temps offre un parcours plus ample, décliné en deux interprétations : l’une marine et végétale, l’autre autour d’une viande choisie selon la période de l’année. À l’automne, le gibier trouve naturellement sa place dans cette écriture.

L’expérience est pensée comme un carnet de saison, chaque menu pouvant devenir le témoin d’un moment particulier de l’année.

L’arrivée du chef ne concerne pas uniquement L’Orangerie. Bertrand Noeureuil aura également pour mission de faire évoluer l’identité culinaire du Bar, de La Galerie et du Room Service du Four Seasons George V.

Cette nouvelle écriture s’inscrit dans un véritable travail collectif. Les créations de Michaël Bartocetti, chef pâtissier exécutif, dialogueront avec celles du chef autour du produit, des saisons et de l’équilibre des saveurs. En salle, Elsa Jeanvoine, directrice de restaurant et Meilleur Ouvrier de France en service et arts de la table, accompagne cette nouvelle partition. Côté vins, David Piquet, directeur de la sommellerie pour Le Cinq et L’Orangerie, travaillera les accords mets-vins, tandis que Thibault Méquignon, chef du Bar, proposera une lecture complémentaire autour des accords mets et cocktails.

Une approche qui fait de L’Orangerie moins une addition de savoir-faire qu’un véritable écosystème gastronomique, où chaque élément vient prolonger le précédent.

L'Orangerie Four Seasons George V Paris
© Ambroise Tezenas

Avec l’arrivée de Bertrand Noeureuil, L’Orangerie ouvre une nouvelle page de son histoire. Sa cuisine, désormais installée sous la verrière du George V, conserve les marqueurs qui ont fait sa personnalité à Bordeaux : précision des cuissons, sauces, acidité et intensité maîtrisée. Mais elle les inscrit dans une réflexion plus large sur le temps, la nature et le mouvement des saisons.

Aux côtés de Christian Le Squer, Simone Zanoni et Michaël Bartocetti, le chef rejoint ainsi la constellation culinaire du Four Seasons Hotel George V, qui compte six étoiles Michelin à travers ses trois restaurants gastronomiques.

31 avenue George V, Paris VIII

L’Orangerie est actuellement ouverte tous les jours au dîner, de 19h à 21h30. Les deux menus sont proposés à 310 € en six temps et 395 € en neuf temps.

Infos & Réservations

Visuel de couverture © Studio Pam

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