Auberge Bressane, le goût des classiques

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Depuis 1946, l’Auberge Bressane cultive une certaine idée de la table française, entre cuisine bourgeoise, recettes de terroir et art de recevoir. Après plusieurs mois de travaux, l’adresse de l’avenue de la Motte-Picquet vient de rouvrir ses portes, à deux pas des Invalides. Entièrement restaurée, l’adresse a aussi retravaillé sa carte pour rendre les grands classiques de la Maison encore plus désirables.

Sans chercher à suivre les modes, l’Auberge Bressane défend, depuis 80 ans, une cuisine française généreuse, enracinée dans les traditions bourguignonnes et bressanes, avec ce supplément d’âme que l’on trouve dans les maisons où l’on vient autant pour déjeuner que pour retrouver une atmosphère.

Auberge Bressane Paris

L’histoire de l’Auberge Bressane commence en 1946, avec une promesse qui n’a guère changé : bien manger, bien boire et recevoir avec chaleur.

La devise de la maison, « les copains d’abord », résume joliment cet esprit. Ici, pas de démonstration inutile. Les banquettes, les boiseries, les luminaires et le papier peint restauré composent un décor intemporel, volontairement fidèle à l’identité de l’adresse. Les travaux ont permis de remettre les lieux en beauté sans effacer ce qui fait leur caractère.

La maison vient par ailleurs de rejoindre Lapérouse Holding, le groupe fondé par Benjamin Patou et Antoine Arnault, qui rassemble plusieurs institutions parisiennes autour d’une même volonté de préserver l’histoire et l’authenticité des lieux. L’Auberge Bressane figure désormais parmi ses adresses, aux côtés notamment de Lapérouse, Prunier et Lucas Carton.

À l’Auberge Bressane, le fait maison et la tradition restent au cœur de l’assiette. La carte a été retravaillée à l’occasion de la réouverture, mais les recettes emblématiques n’ont pas disparu. Au contraire, elles constituent le fil conducteur de cette nouvelle étape.

Les Œufs en Meurette donnent le ton, avec cette sauce au vin rouge si profondément bourguignonne. Le Gratin d’Écrevisses « Lucien Tendret » rappelle les grandes heures de la cuisine régionale, tandis que le Soufflé au Vieux Comté joue la partition réconfortante du fromage fondant et aérien.

Poulet à la crème Vin Jaune et morilles
Poulet à la crème, Vin Jaune et morilles

Et puis il y a les plats que l’on attend presque comme des retrouvailles : le Coq au Vin comme à « Juliénas » et surtout le Poulet à la crème, au Vin Jaune et aux Morilles, véritable signature de la maison. La carte actuelle propose également quenelle de brochet, rognons de veau, ris de veau, tourtes et poissons selon l’arrivage.

Une cuisine de sauces, de jus, de crèmes et de beaux produits, qui assume pleinement sa générosité. Exactement ce que l’on vient chercher dans une auberge parisienne qui n’a jamais renié ses fondamentaux.

Poulet à la crème Vin Jaune et morilles
Poulet à la crème, Vin Jaune et morilles

Impossible de parler de l’Auberge Bressane sans s’attarder sur les desserts. Là encore, la maison revendique les grands classiques plutôt que la surenchère pâtissière.

Soufflé au Grand Marnier, soufflé au chocolat, Crêpes Suzette flambées au Grand Marnier, baba au rhum, profiteroles ou encore omelette norvégienne : la carte donne envie de prolonger le déjeuner, surtout lorsque le service du dessert devient presque un spectacle à lui seul.

Le fromage n’est pas oublié, avec notamment un Saint-Marcellin et un Comté affiné 24 mois.

La nouvelle Auberge Bressane entend aussi séduire les amateurs de vin. Egalement repensée, la carte des vins compte 650 références, des grandes maisons de Champagne aux découvertes bourguignonnes.

restaurant bourguignon Paris

C’est peut-être là que réside le charme de cette réouverture. L’Auberge Bressane ne cherche pas à devenir une autre adresse. Elle conserve ses banquettes, ses boiseries, son atmosphère chaleureuse et cette cuisine qui privilégie le plaisir immédiat d’un plat bien exécuté.

Au fil des décennies, la maison a d’ailleurs reçu nombre de personnalités, de François Mitterrand à Catherine Deneuve, en passant par John McEnroe, John Kerry ou Rosalía. Une clientèle célèbre, mais une adresse qui a toujours cultivé une forme de discrétion.

Aujourd’hui, l’Auberge Bressane veut renouer avec une nouvelle génération de gourmets tout en restant fidèle à ceux qui connaissent déjà la maison. Une ambition finalement très simple : faire revivre le plaisir d’une grande table française où l’on vient s’attabler, commander un plat en sauce, choisir une bouteille et prendre son temps.

Et lorsque les beaux jours arrivent, la terrasse prolonge naturellement cet esprit convivial.

16, avenue de la Motte-Picquet, Paris VII

  • Du dimanche au vendredi, de 12h à 14h30 et de 19h à 22h15
  • Le samedi, de 19h à 22h15

Infos & Réservations

© Maximilien Forget Studio

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